Donald Trump sur la lutte contre le terrorisme : “Notre pays a besoin de frontières fortes et d’un contrôle total, tout de suite”

Création : 30 janvier 2017
Dernière modification : 17 juin 2022

Auteur : Carlos-Miguel Pimentel

Source : Twitter, 29 janvier 2017

Le décret a toutes les chances d’être jugé à la fois illégal et inconstitutionnel.

Le président Donald Trump a pris un décret interdisant l’accès aux Etats-Unis pour les ressortissants de sept pays musulmans, pour des durées variables, dont le minimum est de trois mois. Les voyageurs munis de visas de tourisme, les étudiants autorisés à séjourner aux Etats-Unis, et même les titulaires d’une carte de résident issus de ces sept pays n’ont plus le droit de rentrer aux Etats-Unis s’ils sont sortis des frontières.

Deux jugements en référé ont déjà été pris pour les personnes bloquées dans les aéroports américains, en l’attente d’un jugement au fond. On voit mal comment ce décret pourrait être jugé conforme à la constitution : le XIVe amendement prévoit un principe d’égale protection des lois dans les États, et sa portée a été étendue aux institutions fédérales par le biais du Ve amendement (due process of law, c’est à dire le droit à un procès équitable). La Maison Blanche semble vouloir revenir sur sa position quant aux titulaires d’une carte de résident, se mettant en contradiction avec son propre décret.

La Cour suprême, dans son arrêt Graham v. Richardson, a jugé en 1971 que « les discriminations contre les étrangers, […] fondées sur la nationalité ou sur la race, sont intrinsèquement suspectes et soumises à contrôle juridictionnel rigoureux ». De plus, une loi fédérale de 1965, l’Immigration and nationality Act, exclut toute discrimination entre migrants à raison de leur nationalité.

 

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