Marine Le Pen sur la privatisation d’EDF : “En France la sécurité de nos centrales doit être absolue, ce qui ne s’accorde pas, bien entendu, avec la pression de la rentabilité à court terme”

Création : 28 janvier 2017
Dernière modification : 17 juin 2022

Auteurs : Frédérique Berrod, Antoine Ullestad et Louis Navé

Source : Marine Le Pen donne sa position sur le nucléaire, 11 janvier 2017, YouTube

La sécurité des centrales nucléaires françaises n’est pas remise en cause par la libéralisation du secteur de l’électricité décidée par l’Union européenne. Au contraire, c’est au nucléaire français de se conformer aux normes de sûreté de l’UE, et celles-ci sont les plus élevées au monde.

Selon Marine Le Pen, l’ouverture à la concurrence organisée par l’UE ne s’accorde pas avec l’impératif de sécurité des installations nucléaires. Or la nécessité d’une « rentabilité à court terme » d’EDF n’est pas due à l’UE, mais plutôt aux choix d’investissements que l’électricien français a décidé d’engager sur le très long terme en ce moment même en France, à Flamanville, et en Europe, à Hinkley Point ou Olkiluoto.

Contrairement à ce qu’avance Marine Le Pen, l’UE n’est en aucun cas à l’origine des problèmes de sûreté des installations nucléaires qui pourraient éventuellement toucher EDF : l’UE a adopté, dans le cadre du traité Euratom, la réglementation la plus exigeante en matière de sûreté des installations nucléaires. La directive 2014/87/Euratom établissant un cadre communautaire sur la sûreté nucléaire des installations nucléaires en est un exemple patent. D’ailleurs l’UE diffuse ces standards dans le monde, afin de permettre de maintenir, en particulier, la compétitivité du secteur nucléaire européen, à travers, entre autres, la Convention sur la sûreté nucléaire signée en 1994 et qui comptait en 2013 76 parties contractantes.

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